BAD NEWS ...So Long Mr JACKSON ... lien clip anthologique thriller
Dans le calendrier grégorien créé en 1582, le solstice d´été peut survenir le 19, 20, 21 ou 22 juin. C’est à cette date que les Chrétiens ont choisi de célébrer la fête de la St Jean pour supplanter la fête nommée LITHA par les païens. L’Eglise a toujours eu un regard mitigé sur ces feux qui datent de la nuit des temps. Tantôt elle s’en sert pour organiser des processions et christianiser cette fête populaire à travers le culte de Jean le Baptiste, tantôt elle tente d’interdire les feux de la Saint-Jean comme “entachés de superstitions”.
On fête la renaissance et la fertilité. Il est de coutume de danser des rondes autour de grands feux de joie. Les traditionnels feux de la Saint-Jean avaient lieu dans la nuit du 23 au 24 juin ou du 24 au 25 juin selon les lieux, le 24 juin étant le jour de la Saint-Jean, donc en léger décalage avec le solstice d’été. Ces « feux du besoin » sont censés donner de l'énergie au soleil.
Pour les celtes le solstice d'été marque la journée la plus longue de l'année : c'est l'apothéose du cycle solaire. C'est le moment de placer une couronne de feuilles de chêne sur la tête de Cernunnos (le Dieu Cerf), consort de la déesse. Le cerf, animal solaire, roi des animaux de nos forêts, symbolise l'énergie et la vitalité propres au Sud et au Feu. Il symbolise également la force, la fertilité, l'indépendance spirituelle et physique.
Le jour de Litha correspond au Solstice d'été associé au Sud, direction
qui évoque le soleil à son zénith, la chaleur, la vitalité,
l'expression bruissante de la vie.. Le Soleil est à l'apogée de son
pouvoir.
L'élément Feu est naturellement associé à cette fête. Il symbolise
l'énergie, l'action, la réalisation; mais aussi la spiritualité.
Une fois le feu éteint, chacun rentrait chez soi avec un tison. La
tradition populaire affirme qu’on pouvait le saisir sans risque car “le
feu de Saint-Jean ne brûle pas”. Enfermé dans une armoire ou placé près
du lit des parents, conservé jusqu’à la Saint-Jean prochaine, il devait
préserver la maison de l’incendie, de la foudre et de certaines
maladies.
Les solstices sont deux moments de l'année pendant lesquels le soleil
atteint ses positions les plus méridionale et septentrionale, aux
tropique du Capricorne céleste et tropique du Cancer céleste
respectivement.
Lors du solstice d'été, le jour est le plus long de l'année alors que
le solstice d'hiver marque la plus longue nuit de l'année mais les
dates des solstices d'hiver et d'été sont inversées pour les
hémisphères nord et sud.
Peu de moments sont aussi symboliques, et de manière universelle, que
les solstices. Depuis que l'homme peut lever les yeux vers le ciel, il
a attribué des pouvoirs au soleil, porteur d'énergie, sous forme de
lumière et de chaleur. Le solstice marque le moment où le soleil, dans
son mouvement apparent sur l'écliptique, atteint sa plus forte
déclinaison boréale ou australe et qui correspond à une durée du jour
maximale ou minimale. De manière plus pratique, les solstices marquent
donc la journée la plus longue (solstice d'été, le 21 ou 22 juin) ou la
plus courte (solstice d'hiver, le 21 ou le 22 décembre)
POUR CEUX QUI NE L'ONT PAS VUE ... : "LA VIE JAZZ" Hommage à Boris Vian lien
Rediffusions dimanche, 21 juin 2009 à 05:00
Rediffusion mardi 23 juin à 01H45, samedi 27 juin à 05H00 et dimanche 5 juillet à 13H00
(France, 2009, 59mn)
ARTE F ...
J'irai cracher sur vos tombes
Début du livre J'irai cracher sur vos tombes, extrait du Chapitre I.
Chapitre I
Personne ne me connaissait à Buckton. Clem avait choisi la ville à
cause de cela; et d'ailleurs, même si je m'étais dégonflé, il ne me
restait pas assez d'essence pour continuer plus haut vers le Nord. À
peine cinq litres. Avec mon dollar, la lettre de Clem, c'est tout ce
que je possédais. Ma valise, n'en parlons pas. Pour ce qu'elle
contenait. J'oublie : j'avais dans le coffre de la voiture le petit
revolver du gosse, un malheureux 6,35 bon marché ; il était encore dans
sa poche quand le shérif était venu nous dire d'emporter le corps chez
nous pour le faire enterrer. Je dois dire que je comptais sur la lettre
de Clem plus que sur tout le reste. Cela devait marcher, il fallait que
cela marche. Je regardais mes mains sur le volant, mes doigts, mes
ongles. Vraiment personne ne pouvait trouver à y redire. Aucun risque
de ce côté. Peut-être allais-je m'en sortir...
Mon frère Tom avait connu Clem à l'université. Clem ne se comportait
pas avec lui comme les autres étudiants. Il lui parlait volontiers; ils
buvaient ensemble, sortaient dans la Caddy de Clem. C'est à cause de
Clem qu'on tolérait Tom. Quand il | remplacer son père à la tête de la
fabrique, Tom dut songer à s'en aller aussi. Il revint avec nous. Il
avait beaucoup appris n'eut pas de mal à être nommé instituteur de la
nouvelle école. Et puis l'histoire du gosse flanquait tout par terre.
Moi, j'avais assez d'hypocrisie pour ne rien dire, mais, pas le gosse.
Il n’y voyait aucun mal. Le père et le frère de la fille s'étaient
chargés de lui.
De là venait la lettre de mon frère à Clem. Je ne pouvais plus rester
dans ce pays, et il demandait à Clem de me trouver quelque chose. Pas
trop loin, pour qu'il puisse me voir de temps en temps, mais assez loin
pour que personne ne nous connaisse. Il pensait qu'avec ma figure et
mon caractère, nous ne risquions absolument rien. Il avait peut-être
raison, mais je me rappelais tout de même le gosse.
Gérant de librairie à Buckton, voilà mon nouveau boulot. Je devais
prendre contact avec l'ancien gérant et me mettre au courrant en trois
jours. Il changeait de gérance, montait en grade et voulait faire de la
poussière sur son chemin.
Il y avait du soleil. La rue s'appelait maintenant Pearl Harbor Street.
Clem ne le savait probablement pas. On lisait aussi l'ancien nom sur
les plaques. Au 270, je vis le magasin j’arrêtai la Nash devant la
porte. Le gérant recopiait des chiffres sur des bordereaux, assis
derrière sa caisse; c'était un homme d’âge moyen, avec des yeux bleus
durs et des cheveux blond pâle, comme je pus le voir en ouvrant la
porte. Je lui dis bonjour.
- Bonjour. Vous désirez quelque chose?
- J'ai cette lettre pour vous.
- Ah ! C'est vous que je dois mettre au courant. Faites voir cette lettre.
II la prit, la lut, la retourna et me la rendit.
— Ce n'est pas compliqué, dit-il. Voilà le stock. (Il eut un geste
circulaire.) Les comptes seront terminés ce soir. Pour la vente, la
publicité et le reste, suivez les indications des inspecteurs de la
boîte et des papiers que vous recevrez.
— C'est un circuit?
— Oui. Succursales.
— Bon, acquiesçai-je. Qu'est-ce qui se vend le plus ?
— Oh ! romans. Mauvais romans, mais ça ne nous regarde pas. Livres
religieux, pas mal, et livres d'école aussi. Pas beau-coup de livres
d'enfants, non plus de livres sérieux. Je n'ai jamais essayé de
développer ce côté-là.
— Les livres religieux, pour vous, ce n'est pas sérieux.
Il se passa la langue sur les lèvres.
— Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
Je ris de bon coeur.
— Ne prenez pas ça mal, je n'y crois pas beaucoup non plus.
— Eh bien, je vais vous donner un conseil. Ne le faites pas voir aux
gens, et allez écouter le pasteur tous les dimanches, parce que sans ça
ils auront vite fait de vous mettre à pied.
— Oh ! ça va, dis-je. J'irai écouter le pasteur.
— Tenez, dit-il en me tendant une feuille. Vérifiez ça. C'est la
comptabilité du mois dernier. C'est très simple. On reçoit tous les
livres par la maison mère. Il n'y a qu'à tenir compte des entrées et
des sorties, en triple exemplaire. Ils passent ramasser l'argent tous
les quinze jours. Vous êtes payé par chèques, avec un petit pourcentage.
— Passez-moi ça, dis-je.
Je pris la feuille, et je m'assis sur un comptoir bas, encombré de
livres sortis des rayons par les clients, et qu'il n'avait probablement
pas eu le temps de remettre en place.
— Qu'est-ce qu'il y a à faire dans ce pays? lui demandai-je encore.
— Rien, dit-il. Il y a des filles au drugstore en face, et du bourbon chez Ricardo, à deux blocks.
Il n'était pas déplaisant, avec ses manières brusques.
— Combien de temps que vous êtes ici ?
— Cinq ans, dit-il. Encore cinq ans à tirer.
— Et puis ?
— Vous êtes curieux.
— C'est votre faute. Pourquoi dites-vous encore cinq ? Je ne vous ai rien demandé.
Sa bouche s'adoucit un peu et ses yeux se plissèrent
— Vous avez raison. Eh bien encore cinq et je me retire de ce travail.
— Pour quoi faire ?
— Écrire, dit-il. Écrire des best-sellers. Rien que des best-sellers.
Des romans historiques, des romans où des nègres coucheront avec des
Blanches et ne seront pas lynchés, des romans avec des jeunes filles
pures qui réussiront à grandir intactes an milieu de la pègre sordide
des faubourgs.
Il ricana.
— Des best-sellers, quoi ! Et puis des romans extrêmement audacieux et
originaux. C'est facile d'être audacieux dans a pays; il n'y a qu'à
dire ce que tout le monde peut voir en s'en donnant la peine.
— Vous y arriverez, dis-je.
— Sûrement, j'y arriverai. J'en ai déjà six de prêts.
— Vous n'avez jamais essayé de les placer ?
— Je ne suis pas l'ami ou l'amie de l'éditeur et je n'ai pas assez d'argent à y mettre.
— Alors ?
— Alors dans cinq ans, j'aurai assez d'argent.
— Vous y arriverez certainement, conclus-je.
[...]
Vernon SULLIVAN .
LES FOURMIS
I
On est arrivés ce matin et on a pas été bien reçus, car il n'y avait personne sur la plage que des tas de types morts ou des tas de morceaux de types, de tanks et de camions démolis. Il venait des balles d'un peu partout et je n'aime pas ce désordre pour le plaisir. On a sauté dans l'eau, mais elle était plus profonde qu'elle n'en avait l'air et j'ai glissé sur une boîte de conserves. Le gars qui était juste derrière moi a eu les trois quarts de la figure emportée par le pruneau qui arrivait, et j'ai gardé la boîte de conserves en souvenir. J'ai mis les morceaux de sa figure dans mon casque et je les lui ai donnés, il est reparti se faire soigner mais il a l'air d'avoir pris le mauvais chemin parce qu'il est entré dans l'eau jusqu'à ce qu'il n'ait plus pied et je ne crois pas qu'il y voie suffisamment au fond pour ne pas se perdre. J'ai couru ensuite dans le bon sens et je suis arrivé juste pour recevoir une jambe en pleine figure. J'ai essayé d'engueuler le type, mais la mine n'en avait laissé que des morceaux pas pratique à manœuvrer, alors j'ai ignoré son geste, et j'ai continué. Dix mètres plus loin, j'ai rejoint trois autres gars qui étaient derrière un bloc de béton et qui tiraient sur un coin de mur, plus haut. Ils étaient en sueur et trempés d'eau et je devais être comme eux, alors je me suis agenouillé et j'ai tiré aussi. Le lieutenant est revenu, il tenait sa tête à deux mains et ça coulait rouge de sa bouche. Il n'avait pas l'air content et il a vite été s'étendre sur le sable, la bouche ouverte et les bras en avant. Il a dû salir le sable pas mal. C'était un des seuls coins qui restaient propres. De là, notre bateau échoué avait l'air d'abord complètement idiot, et puis il n'a plus même eu l'air d'un bateau quand les deux obus sont tombés dessus. Ca ne m'a pas plu, parce qu'il restait encore deux amis dedans, avec les balles reçues en se levant pour sauter. J'ai tapé sur l'épaule des trois qui tiraient avec moi, et je leur ai dit : " Venez, allons-y. " Bien entendu, je les ai fait passer d'abord et j'ai eu le nez creux parce que le premier et le second ont été descendus par les deux autres qui nous canardaient, et il en restait seulement un devant moi, le pauvre vieux, il n'a pas eu de veine, sitôt qu'il s'est débarrassé du plus mauvais, l'autre a juste eu le temps de le tuer avant que je m'occupe de lui. Ces deux salauds, derrière le coin du mur, ils avaient une mitrailleuse et des tas de cartouches. Je l'ai orientée dans l'autre sens et j'ai appuyé, mais j'ai vite arrêté parce que ça me cassait les oreilles et aussi elle venait de s'enrayer. Elles doivent être réglées pour ne pas tirer dans le mauvais sens. Là, j'étais à peu près tranquille. Du haut de la plage, on pouvait profiter de la vue. Sur la mer, ça fumait dans tous les coins et l'eau jaillissait très haut. On voyait aussi les éclairs des salves des gros cuirassés et leurs obus passaient au-dessus de la tête avec un drôle de bruit sourd, comme un cylindre de son grave foré dans l'air. Le capitaine est arrivé. On restait juste onze. Il a dit que c'était pas beaucoup mais qu'on se débrouillerait comme ça. Plus tard, on a été complétés. Pour l'instant, il nous a fait creuser des trous; pour dormir, je pensais, mais non, il a fallu qu'on s'y mette et qu'on continue à tirer. Heureusement, ça s'éclaircissait. Il en débarquait maintenant de grosses fournées des bateaux, mais les poissons leur filaient entre les jambes pour se venger du remue-ménage et la plupart tombaient dans l'eau et se relevaient en râlant comme des perdus. Certains ne se relevaient pas et partaient en flottant avec les vagues et le capitaine nous a dit aussitôt de neutraliser le nid de mitrailleuses, qui venait de recommencer à taper, en progressant derrière le tank. On s'est mis derrière le tank. Moi le dernier parce que je ne me fie pas beaucoup aux freins de ces engins-là. C'est plus commode de marcher derrière un tank tout de même parce qu'on a plus besoin de s'empêtrer dans les barbelés et les piquets tombent tout seuls. Mais je n'aimais pas sa façon d'écrabouiller les cadavres avec une sorte de bruit qu'on a du mal à se rappeler - sur le moment, c'est assez caractéristique. Au bout de trois minutes, il a sauté sur une mine et s'est mis à brûler. Deux des types n'ont pas pu sortir et le troisième a pu, mais il restait un ses pieds dans le tank et je ne sais pas s'il s'en est aperçu avant de mourir. Enfin, deux de ses obus étaient déjà tombés sur le nid de mitrailleuses en cassant les oeufs et aussi les bonshommes. Ceux qui débarquaient ont trouvé une amélioration, mais alors une batterie antichars s'est mise à cracher à son tour et il en est tombé au moins vingt dans l'eau. Moi, je me suis mis à plat ventre. De ma place, je les voyais tirer en me penchant un peu. La carcasse du tank qui flambait me protégeait un peu et j'ai visé soigneusement. Le pointeur est tombé en se tortillant très fort, j'avais dû taper un peu trop bas, mais je n'ai pas pu l'achever, il fallait d'abord que je descende les trois autres. J'ai eu du mal, heureusement le bruit du tank qui flambait m'a empêché de les entendre beugler - j'avais mal tué le troisième aussi. Du reste, ça continuait à sauter et à fumer de tous les côtés. J'ai frotté mes yeux un bon coup pour y voir mieux parce que la sueur m'empêchait de voir et le capitaine est revenu. Il ne se servait que de son bras gauche. - Pouvez-vous me bander le bras droit très serré autour du corps ? J'ai dit oui et j'ai commencé à l'entortiller avec des pansements et puis il a quitté le sol des deux pieds à la fois et il m'est tombé dessus parce qu'il était arrivé une grenade derrière lui. Il s'est raidi instantanément, il paraît que ça arrive quand on meurt très fatigué, en tous cas c'était plus commode pour l'enlever de sur moi. Et puis après j'ai du m'endormir et quand je me suis réveillé, le bruit venait de plus loin et un de ces types avec des croix rouges tout autour du casque me versait du café.
LA SUITE AU BOUT DU LIEN
"il fait froid dans le monde
ça commence à se savoir
et il y a des incendies qui s'allument
dans certains endroits
parce qu'il fait trop froid
traducteurs, traduisez..."
Peut-être il n'y a pas d'ailleurs d'ailleurs d'ailleurs n'est que
peut-être mais quand ici se tire ailleurs ailleurs arrive ici peut-être
Mais il n'y a pas de peut-être il n'y a rien d'autre qu'ici qui joue à
être et à paraitre may be to be or not to be D'ailleurs il n'y a pas de
mais mais c'est difficile à admettre puisqu'on voit le faux et le vrai qui font le valet et le maître puisqu'il n'y jamais de mais pas
de sauf que de sauve-qui peut si rien n'existe et si tout est Mais
puisqu'on n'est que ce qu'on est alors il n'y a pas de si ni de
toujours ni de jamais...... sauf que pourtant peut-être que si Sauf qu'il n'y
a pas de pourtant d'ailleurs c'est ça que je disais il n'y a pas de
noir de blanc il n'y a pas d'avant d'après Alors il n'y a pas
d'ailleurs d'ailleurs il n'y a pas d'alors mais si tout est à
l'intérieur non rien de rien n'est en dehors Alors voilà peut-être
alors voilà tout alors voilà rien on est dedans on est dehors et rien
n'est mal et rien n'est bien Alors peut-être alors vraiment alors sauf
que alors c'est ça alors puisque alors pourtant alors vraiment alors
voilà Alors alors alors alors alors alors alors alors voilà.
COMME A LA RADIO lien article/texte/ Excellent site!
ce sera tout-à-fait comme à la radio ce ne sera rien que de la musique ce ne sera rien rien que des mots des mots
des mots comme à la
radio
ça ne dérangera
pas ça n'empêchera
pas de jouer aux cartes ça n'empêchera
pas de dormir sur l'autoroute ça n'empêchera
pas de parler d'argent n'ayez pas peur ...
ça ne sera rien juste pour faire du bruit...
tout juste un peu de bruit pour combler le silence tout juste un peu de bruit et rien de plus
tout juste un peu de bruit n'ayez pas peur ce sera tout-à-fait comme à la radio...
L'Europe
Les sangliers
sont lâchés
Je répète :
les sangliers sont lâchés.
Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.
Les roses de l'Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
les roses de l'Europe sont le festin de Satan.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.
Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire,
aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière, pourpre et
pomponnée de grands siècles et colosses titubants. Regarde tes
épaules voûtées, pas moyen d'épousseter d'un seul geste, d'un
seul, les vieilles pellicules, les peaux mortes d'hier et tabula
rasa... D'ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspension. il flotte encore dans l'air de cette odeur de soufre.
Sale vieille Europe, celle qui entre deux guerres et même encore
pendant caressait pour son bien le ventre des pays de ses
lointains ailleurs et la bite à la main arrosait de son sperme
les sexes autochtones.
On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes
sans fond.
Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter
et nous pouvons reprendre...
Europe des lumières ou alors des ténèbres ; à peine des
lucioles dans les théâtres d'ombre. A peine une étincelle dans
la nuit qui s'installe et puis se ressaisit, et puis l'aube
nouvelle, après les crimes d'enfance, les erreurs de jeunesse on
n'arrache plus les ailes des libellules d'or.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.
Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu'est-ce que vous volez
que ça foute, de toutes façons il faut bien avancer, pressons
le pas camarade et puis réalisons réalisons, il en restera
toujours quelque chose allez !
Matérialiste alors ça fait qu'au moins on est sûr de n'pas de
tromper, et du tangible alors jusqu'à l'indigestion, du
rationnel alors et jusqu'à en crever, des logiques implacables
mais toujours pas de sens... Eh princesse de l'Histoire dans sa
marche forcée, on finit par se perdre en passant sous tes arches
multiséculaires.
Voire pour le monde.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées,
on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates...
Alors l'Europe alors l'Europe alors l'Europe.
Bruxelles, Schengen, Stasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE,
Euratom, OCDE et GATT. Protégez-nous marché de cet AMI commun
d'un monde si petit.
Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faites
de la poésie, soutenez la culture, produisez du spectacle et de
l'entertainment comme on dit chez nos frères d'Outre-Atlantique
et toc anciens Européens, nouveaux maîtres du monde pendant que
le dragon asiatique rêve, fait ses étirements, il est beau et
puissant, crache du feu gentillement.
Pendant qu'Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous
déclare sa flamme il nous aime et nous dit : " Nous ne
sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue.
"
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule, les
beaux mouvements d'ensemble, les défilés glorieux et puis la
lutte des classes.
Et maintenant c'est sérieux, eh bébé, c'est sérieux, on ne
croit plus en rien, nous montons de toutes pièces ce buisness et
Basta, on chevauche pas Pégase ça c'était pour l'extase c'est
fini.
Extension, expansion si possible, mais pas de rêve à porter
seulement des dynamiques. D'abord la thune, bébé et le reste
suivra et le reste viendra c'est ce qu'on dit je crois en cette
époque là bénie des globophages.
Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui
souvent ne comprennent pas tes bras comment ça marche encore déjà.
Comment ça marche un corps étranger à son corps on n'sait pas
on s'en fout on s'embrasse quand même et puis on a raison.
Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident
mal luné, guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre
lasse et enfin de guerre lasse.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
En veux-tu en voilà des écoles de la performance et voilà des patrons créateurs du Global business dialogue ou Electronic commerce pour s'asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer par ce truc machin culturel.
Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur, du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu'en foutre, toute ton âme s'est usée sur ce chemin sans fin et sur ce va et vient on y va, nous aussi, profiter, pas de raison, après tout ça ira, on n'en aura pour tout le monde, y'en aura pour tout le monde, on a dit pour tout le monde, pour tout le monde, pour tout l'monde et mon cul !
A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d'enceinte ?
Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame, vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.
Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame, vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.
La vérole sur vos gueules
Je répète :
la vérole sur vos gueules.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée ne sont plus
entendus au banquet des banquiers.
Une fois.
La marmite de l'ermite est remplie de rubis.
Je répète :
la marmite de l'ermite est remplie de rubis.
La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses.
Deux fois.
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Je répète :
le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.
Deux fois.
Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.
Je ne suis pas chauvine mais la France est quand même la reine
des fromages.
Tryphon Tournesol est un zouave.
Six fois.
Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire.
Deux fois.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Je répète :
les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Merde à la sûreté.
Deux fois.
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Je répète :
la folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose.
Paix en Suisse.
Je répète :
paix en Suisse.
Les noces de sang incendient l'horizon.
Deux fois.
Le rimel de l'Europe coule sur les plastrons.
Deux fois.
La vie commence maintenant, et maintenant, et maintenant.
L'Europe est une petite déesse mortelle.
Deux fois.
L'enfance de l'art est un lever de soleil.
Je répète :
l'enfance de l'art est un lever de soleil.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe...
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