Certains cinéastes ont rêvé d'une camera stylo, mais on y est presque avec ce simplissime camescope que l'on ma offert. Il a 4 heures d'autonomie, un zoom réduit, 2 heures de stockage en HD, et grâce au logiciel inclus, on peut envoyer ses videos, les assembler en ajoutant une musique, ce dont vous trouverez un exemple ci-dessous. Quand on pense au temps où la camera ou l'appareil reflex pesait lourd à l'épaule, on est épaté de pouvoir ramener des souvenirs animés de la moindre balade, les monter, en faire des films, les transmettre, les transférer sur youtube (c'est fait pour, c'est américain).
J'ai lu presque tous ses livres dans ma jeunesse. Ses nouvelles, mêlant l'étrange au quotidien, me fascinaient. Le désert des tartares est le récit d'une attente sans fin de la gloire dans un désert glacé (au contraire de celui représenté sur la couverture), histoire inspiré par un passage au Corriere della serra, où les journalistes attendaient en vain une carrière qui ne venait pas. Jacques Brel en fit Zangra, et Gracq le rivage des scythes. Avec un amour il décrit une histoire cynique et désespérée.
Carla Bruni a osé la chanter...
Bientôt sur les écrans
J'ai évoqué ces années 80 clinquantes, je vais évoquer les années 70 en vous présentant quelques dessins de Gébé. Le dessin était plein d'imagination, plutôt dans la critique d'un quotidien absurde, bureaucratisé, et routinier, que dans les grandes idées bienpensantes d'aujourd'hui. Comme Reiser, le bricolage, la rencontre, la spontanéité sont mises en valeur, on y est terrifié par l'alignement, le béton, les grands ensembles. Ce qui a été perdu, c'est le lien humain, le quartier, la rencontre, la ville d'autrefois, c'est une utopie où l'on retrouverait un peu de cet humus. Dans les années 80, cette nostalgie était loin, et on s'est davantage tourné vers l'époque, l'individu, le narcissisme