19 posts tagged “cinéma”
" The Game", 1997,
de : David Fincher,
avec : Michael Douglas, Sean Penn, James Rebhorn, Deborah Kara Unger,
Musique : Howard Shore
Nicolas van Orton (Michael Douglas) est un PDG riche, orgueilleux, puissant, solitaire et malheureux. Sa femme l'a quitté pour un médecin. Elle est enceinte de ce dernier. Un jour, Conrad, son frère peu aimé (Sean Penn), lui donne rendez-vous et lui offre, pour son anniversaire, un étrange cadeau...[..." J'avais conservé de ce film, vu il y a trois ans, le souvenir d'un passionnant mais superficiel thriller. Une seconde vision, ( qu'il est légitime d'appréhender, puisque le scénario repose, pour une part capitale, sur la "chute" finale et que, de ce fait, l'effet de stupéfaction est nul ), révèle en fait les qualités profondes de cette oeuvre. Et administre la preuve magistrale que le fait de connaître l'issue n'enlève rien à sa densité intérieure constante. Sans compter que, la connaissance de l'issue ne monopolisant plus l'attention, l'intérêt se reporte sur l'ensemble des scènes et permet d'en apprécier pleinement la tension.
Ce qui m'a semblé surtout remarquable à cette seconde vision, c'est justement cette tension permanente, parfois discrète, mais toujours efficace et présente, qui sous-tend du début à la fin le déroulement du scénario. Aucune scène n'est inutile. Toutes sont habitées par un excellent Michael Douglas et un Sean Penn, peu présent, mais toujours aussi irradié de l'intérieur.
Cette re-vision permet aussi au mental de dépasser le thème du jeu pour découvrir une dimention plus psychanalytique ou métaphysique, dont l'apothéose finale n'est pas la moindre surprise. Tout le déroulement de ce film, habité en apparence par le désordre, le chaos et la haine, avait, en fait, pour fondement, l'amour. Le scénario illustre parfaitement ce processus commun à pratiquement tous les êtres humains : la souffrance est le moteur majeur qui provoque notre évolution.
Une oeuvre forte, surprenante, riche et passionnante de bout en bout !"...]
Bernard
Sellier
- "GOOD MORNING ENGLAND!-THE BOAT THAT ROCKED !"
-
Un régal : on clique sur ce lien(UK Trailer )
UN FILM DE Richard CURTIS LIEN+ Bande Annonce
En 1964, débute la grande aventure des radios pirates anglaises, c'est Radio-Caroline qui ouvre le bal en émettant depuis un bateau ancrée dans les eaux internationales. Caroline est le prénom de la fille de Kennedy ! Son succès est foudroyant, la qualité de la programmation et le ton des animateurs sont reconnaissables instantanément. Sans oublier les fameux jingles ! Evidemment, le coté commercial est bien présent, la pub afflue. Pas facile à écouter sur Paris, l'émetteur est de puissance réduite et sa fréquence change plusieurs fois.
RADIO CAROLINE, PIONNIÈRE DE LA RADIO LIBRE
L'HISTOIRE
- I - PAQUES 1964 : UNE BOMBE NOMMÉE "CAROLINE"
Il
y a prés de 40 ans, le regroupement des mots "radio" et "libre",
n'était pas même imaginable. Pourtant, un homme va révolutionner la
radio. Comment en arrive t'il là ? Le MV CAROLINE 1° NAVIRE ÉMETTEUR
DE RADIO CAROLINE
A l'époque, un irlandais têtu, Ronan O'Rahilly, gère la carrière d'un certain Georgie Fame et rêve de l'entendre sur les radios. Du coté de la BBC, il ne faut pas y compter car elle ne diffuse pas de "braillards". Seul choix : Radio Luxembourg qui arrose l'Angleterre depuis son puissant émetteur sur 1440 kHz (208 mètres).
Mais il se fait jeter comme un malpropre car il ne représente rien. Il sort du bureau du directeur de Radio Luxembourg sous les éclats de rire lorsqu'il leur dit "puisque c'est ainsi, je vais créer ma propre radio et y passer ce que je veux".

Le jeune excité est bien vite oublié mais l'homme concerné s'est mis dans la tête qu'il aura sa radio. Auprès de financiers irlandais, britanniques et suisses, il trouve argent et bateau. Ne pouvant briser le monopole d'état sur le territoire britannique, il a l'idée d'installer ses studios sur un bateau, protégé en eaux internationales.
Puis secrètement, il s'envole pour les USA afin de compléter son financement et acheter son matériel. Dans l'avion, il vient à tomber sur Time Magazine. Il y voit une photo du bureau ovale où siége, John Kennedy, un Irlandais comme lui. Autour de lui, un large cercle est composé de ses conseillers. Au milieu, la photo montre une petite fille bousculant tout sur son passage alors qu'elle est grimpée sur le bureau du Président des États Unis qui n'est autre que son père.
C'est une révélation pour Ronan O'Rahilly : sa radio va aussi bousculer l'ordre établi, elle s'appellera CAROLINE.
Le MV CAROLINE 1° NAVIRE ÉMETTEUR DE RADIO CAROLINE
PUIS radio Caroline north
Paques, 28 mars 1964, midi : La cloche à bord du navire émetteur Caroline, un ancien car ferry, résonne sur 199 Mètres. Radio Caroline est sur les ondes avec son 1° disque "Can't buy me love" des Beatles. Pour la toute première fois, on peut entendre 100 % de musique populaire sur les ondes britanniques. Sans le savoir, les jeunes animateurs embarqués à bord des studios flottants viennent de faire exploser le monde tranquille de la radio. Dans les trois semaines qui suivent, les sondages officiels anglais donnent prés de 10 MILLIONS d'auditeurs à Radio Caroline. Jamais une radio ne connaîtra un tel succès. Ce dernier traverse très vite la manche et des auditeurs français s'ajoutent puis belges, néerlandais...

Le MV MI AMIGO 2° NAVIRE ÉMETTEUR DE RADIO CAROLINE (RADIO CAROLINE SOUTH)
En plus de fournir un service 100 % musical, Radio Caroline invente un concept totalement inconnu en Europe : la publicité radiophonique. La toute première est diffusée le 1° mai 1964.
Avec Radio Caroline, Ronan O'Rahilly vient d'inventer 4 choses totalement inconnues à l'époque: la radio libre, commerciale, musicale et européenne.
Quelques mois plus tard, RADIO CAROLINE a un auditoire officiel de 18 millions d'européens. Cette radio fait un malheur et ouvre les portes à une révolution culturelle: la musique des années 60 explose en Europe grâce à elle.

Le premier navire MV Caroline est rapidement rejoint par un second, le Mi Amigo. Le Caroline devient Radio Caroline North et le Mi Amigo, Radio Caroline South. A eux deux, il couvre toute l'Angleterre. Au cours de l'année 1964, on voit donc la naissance au milieu de la mer du Nord du premier réseau radiophonique sous le nom de Radio Caroline.
Anecdote: Après 3 jours d'émission, le ravitailleur (un petit bateau de pêche) arrive en vue du navire émetteur Caroline. Depuis le pont, les animateurs voient des dizaines de sacs à l'arrière du ravitailleur. L'un d'eux se dit alors : "Ils sont fous, que va t'on faire de toutes ces patates". Mais ils découvrent vite que tous ces sacs ne contiennent pas des pommes de terre mais le courrier avec des dizaines de milliers de lettres d'auditeurs !! La bombe "Caroline" vient d'exploser...
la suite de l'histoire ...lien


(Il est évident qu'il y a beaucoup de points communs entre l'esprit de ces radios libres et ce qui se passe sur l'Internet : une nouvelle forme interactive de 'prise de parole' par ceux qui en sont exclus ...
Un film à ne pas manquer pour ceux qui ont aimé voire adoré Quatre mariages et un enterrement , Le journal de Bridget Jones etc ...
Sortie le 06 Mai 2009 à priori : j'y serai à coup sûr !!!
Avant toute chose, Le premier jour du reste de ta vie frappe par son ambition. Le concept est fort : retracer douze années de la vie d’une famille en n’en filmant que cinq journées, cinq moments-clés comme autant de chapitres d’un formidable roman, chacun étant un poil plus recentré sur l’un des cinq membres de la famille. Un dispositif permettant de travailler sur l’ellipse, le discret et le continu, et d’éviter les creux. Mais le cinéma (et en particulier le cinéma français), c’est souvent beaucoup de promesses et rien derrière. Pas ici : ces belles intentions ont donné lieu à un film fort, plein et intense de bout en bout, qui varie les tonalités mais n’offre que du grand cinéma. D’abord parce que Bezançon sait écrire, comme il l’avait déjà montré pour le très sympathique Ma vie en l’air, comédie romantique en forme de galop d’essai. Peu d’auteurs auraient su broder un tel patchwork d’influences et d’émotions. Chaque personnage est un cadeau, un petit trésor que l’on conserve avec soi très longtemps après avoir quitté la salle. On ne se reconnaît pas dans l’un d’entre eux, mais dans tous à la fois. Ils sont universels mais pas stéréotypés. Ils ont une personnalité bien trempée mais ne sont pas de bêtes archétypes. Et les situations qu’ils vivent, burlesques ou tragiques, leur collent à la peau comme elles collent à la nôtre. Difficile de citer une scène plus qu’une autre tant tout se tient et se vaut : petits coups de cœur néanmoins pour un concours de air guitar (ceux qui ignorent encore ce qu’est cette drôle de pratique seront encore plus séduits) qui donne envie de se déhancher et d’être amoureux. Un modèle d’écriture, qui montre la précision et la chaleur du style Bezançon : on a envie de passer plus de temps encore avec tous les personnages, même ceux qui n’occupent qu’une séquence ou deux. Tant pis si ça a l’air parfaitement niais, mais ce film est à l’image de la vie : pas assez de temps avec ceux qu’on aime, et encore moins avec ceux qu’on aurait pu aimer.
Mais parce que les auteurs français ont souvent une plume mais rarement le style cinématographique qui va avec, Rémi Bezançon vient remettre les pendules à l’heure. Il adapte sa mise en scène à chacune des parties de son film, mais avec suffisamment de doigté pour que l’ensemble ne ressemble pas à un catalogue de styles. L’émotion prend toujours les devants sur l’aspect technique, et seule une analyse postérieure permet de réaliser l’ampleur du travail effectué derrière la caméra. Le premier jour du reste de ta vie, ce n’est pas seulement un grand scénario, c’est un condensé de pur cinéma, 100% sincère, épuré de toute esbroufe. C’est suffisamment rare pour être souligné. Et c’est confirmé par un casting façon profil bas, qui fait dans la prise de risques à bon escient. Malgré une étiquette d’acteurs sympathiques, Zabou Breitman et Jacques Gamblin ne sont pas spécialement bankables. Mais on imagine difficilement d’autres interprètes dans la peau de ce couple qui s’use progressivement et tente de retrouver un second souffle. Quant aux trois enfants, ils sont incarnés par un débutant (Pio Marmaï, un Vincent Elbaz version dandy) et deux jeunes pousses (Deborah François et Marc-André Grondin). Ce dernier, héros du film canadien C.R.A.Z.Y., est purement génial, sorte de cerise sur un gâteau plus que fameux. Ces cinq-là forment une famille, une vraie, à laquelle on croit de bout en bout, et que l’on rejoindrait volontiers au cours d’une des mémorables scènes de repas. Il convient d’y ajouter Roger Dumas, terrible en papy au cœur sec. Il faudrait citer tous les autres, jusqu’au bas du générique, tant chaque personnage, chaque détail, chaque réplique, confère au Premier jour du reste de ta vie une aura extrêmement rare, une beauté profonde faite d’éclats de rires et de larmes, d’euphorie et de dépit, d’erreurs de parcours et d’apothéoses. Il serait irresponsable de refuser un tel cadeau.
http://www.toujoursraison.com
9/10
Requiem for a dream est un film total au scénario impressionnant de justesse et à la réalisation remarquable de précision et d'inventivité, mais la construction élaborée de main de maître par Darren Aronofsky (il est à la fois réalisateur et co-scénariste) repose pour beaucoup sur le mélange de rythmes électroniques et de sonorités violonesques concocté par Clint Mansell. La musique est ainsi présente tout au long des 102 minutes que dure le film. Les moments de vrai silence sont en effet extrêmement rares, voire inexistants. Car la grande force de la bande originale de Requiem for a dream, c'est justement d'épouser parfaitement les courbes du scénario. Construit en trois époques, en trois saisons (été, automne, hiver), Requiem for a dream raconte la déchéance progressive de quatre personnages. Délitement humain qui se traduit dans la musique de Clint Mansell par une altération lente de morceaux récurrents. Summer Ouverture, le premier morceau de la B.O., reviendra par exemple cinq fois hanter nos oreilles, sous différentes appellations ("Hope Ouverture", "Cleaning Appartement", "Marion Barfs", "Winter Ouverture" ou "Lux Aeterna") ainsi que sous différentes formes.À chacun de ses passages, le morceau change de tonalité, se fait plus sombre, avec des accents graves et des bruitages électro-inquiétants qu'il ne présentait pas au départ. Summer Ouverture n'est pas le seul titre à présenter de telles caractéristiques, bien au contraire, la bande originale est tout entière construite sur ce système de répétitions non-identiques, mais il est peut-être le plus marquant de tous, ses variantes se situant toujours aux tournants majeurs du récit, c'est-à-dire en gros à la fin ou au début de saison. Summer Ouverture est l'extrait le plus mélodique de la B.O., tranchant avec la déconstruction sonore de certains autres morceaux. Dans les deux premières périodes du film, Clint Mansell s'appuie surtout sur des rythmes technoïdes, notamment dans la retranscription musicale de fêtes plus ou moins privées où les stupéfiants s'injectent et s'avalent à flots continus. Mais tout cela reste relativement fluide et harmonique.Dans la dernière période, celle dénommée "Winter", les cadres explosent pour donner une sorte de cacophonie syncopale et métallique, d'autant plus inquiétante qu'elle est terriblement maîtrisée. Ce chaos sonore est déjà impressionnant à écouter sur Cd, mais au cinéma, Dolby Surround oblige, l'effroi est démultiplié jusqu'à l'insoutenable. La musique de Clint Mansell devient alors le véritable instrument de peur. Bien plus que l'image qui sans cet appoint auditif perdrait incroyablement de sa force. De manière globale, la B.O. de Requiem for a dream ne réserve aucun moment de détente. Les morceaux s'arrêtent en suspens, au milieu d'une phrase musicale, pour entretenir l'inconfort, pour accentuer les coupes du montage et leur donner un caractère de brutalité. En permanence, le fond sonore est saturé de tristesse et de mélancolie. Des sensations en grande partie suscitées par le violoncelle et les trois violons lancinants du Kronos Quartet.David Harrington, John Sherba, Hank Dutt et Jennifer Culp (au violoncelle), qui forment ce quatuor américain d'instrumentistes à cordes, transfigurent de leurs archets la musique de Clint Mansell. Ils apportent en surimpression une touche classique qui souligne le lyrisme de l'histoire. Qui donne toute sa mesure au titre du film : Requiem for a dream. Comment mieux définir cette ode cinématographique si musicale ? Au final, lorsque la musique de Requiem for a dream accompagne les reportages larmoyants de l'émission "Zone interdite" sur l'insécurité, qu'elle soit routière ou péri-urbaine, lorsque les compositions de Clint Mansell sont associées aux scènes de batailles du Seigneur des anneaux, l'on ressent une certaine gêne. Dans son film, Darren Aronoksky dénonce sévèrement l'addiction destructrice à la télévision. Et cette société de l'entertainment que le réalisateur américain veut mettre à mal parvient à récupérer son film, son cri. Bien sûr, il est normal que la musique vive et se répande librement sur les ondes, mais l'impression que le système récupère tout et même ceux qui le dénoncent donne la chair de poule. Nicolas JOURNET Champ de mort-vivants
Nourri du roman de Hubert Selby Jr, Retour à Brooklyn (1978), Darren Aronofsky, le réalisateur du déroutant Pi, nous plonge dans les tréfonds de l'âme.
« L'enfer, c'est d'avoir perdu l'espoir ». Cette phrase de A. J. Cronin dans Les Clés du Royaume s'impose doublement à Requiem for a dream.
D'abord pour Sara Goldfarb (Ellen Burstyn), veuve fantasque qui rêve
d'être sélectionnée à son émission favorite. En prévision du jour J,
elle suit un régime draconien et se gave, jusqu'au dérapage,
d'amphétamines.Pour son fils (Jared Leto) ensuite, sa petite amie (Jennifer Connely) et son copain Tyrone (Marlon Wayans), qui s'enfoncent dans la dépendance. Darren Aronofsky nous conte sans misérabilisme la descente aux enfers de ce quatuor. Un véritable opéra crépusculaire. Lamento infernal, tragédie quotidienne, Requiem for a dream est la chronique d'une société américaine hypnotisée par le rayonnement du tube cathodique. Fétichisme télévisuel, religion du plaisir facile, Requiem for a dream pourrait être un caveau où s'amoncellent les dérives d'une Amérique extrême, d'une Amérique qui ne sait plus délimiter le réel de l'irréel, d'une Amérique poussée par une obsession pathologique, compulsive : s'extirper d'une réalité-carcan. De même que Pi reposait sur le brouillage du réel et de l'imaginaire, Requiem for a dream s'étire sur cette frontière étroite, fragile, entre le monde rêvé et le monde vécu. Darren Aronofsky joue, dans le sillage de A tombeau ouvert de Scorsese, sur les raccourcis fulgurants, les changements de rythme brusques. Il crée un écho d'une tranche de vie à une autre, creuse des galeries entre les personnages. Les situations presque interchangeables donnent au film des allures de tornades, où les images, loin de s'enchaîner, tourbillonnent, tournoient, s'empilent. Et nous sommes emportés dans un déluge pictural et sonore : images obsédantes qui martèlent les sens, bande-son qui secoue les neurones. Le spectateur ne peut que subir, dans une sorte de communion répulsive, le cauchemar de la dépendance, de l'addiction comme disent les Américains. Darren
Aronofsky emprunte aussi, en virtuose, au tournage de clip. Résultat :
le film agit sur nous très brutalement. Il remue les sens, écoeure
parfois, confine au vertige, au malaise. On est littéralement pris à la
gorge, au collet. Nauséeux. De notre œil à l'écran, il n'y a aucune
distance. C'est l'immersion totale. Impossible de sortir indemne de ce
défilé de violence pure, morbide. On succombe à cette caméra
subjective, aux splits-screen, en un mot, à ce cinéma explosé, éclaté,
expérimental. Les écrans multiples agissent comme autant
d'avertissements, comme autant de signaux de détresse, imperceptibles,
vains. Requiem for a dream est un champ de mort-vivants, où se croisent des fantômes qui se détruisent de l'intérieur. Des êtres défaits, consumés. Ce film est incontestablement un diamant noir, à l'état brut, et Darren Aronofsky, un orfèvre. Requiem for a dream | |||||||||||||
Présenté en Sélection officielle au Festival de Cannes dans le cadre de la section Un Certain Regard, Hunger y a remporté une des récompenses les plus prestigieuses, la Caméra d'or, décernée au Meilleur premier film, toutes sections confondues. Le jury était présidé par Bruno Dumont. Le réalisateur a également obtenu le Discovery Award au Festival de Toronto, ainsi que le Prix Coup de coeur (remis par une associations d'exploitants) au Festival du Film britannique de Dinard. |
|
"Hunger", le corps en guerre |
Le cinéaste précise ses intentions : "Je souhaitais montrer à quoi pouvait ressembler le quotidien d'un prisonnier dans le Quartier H en 1981. Ce que j'ai cherché à transmettre dans mon film, c'est ce qu'aucun livre et aucune archive ne révèle jamais : la dimension à la fois ordinaire et extraordinaire de la vie carcérale. Le film évoque aussi l'engagement de ceux qui meurent pour servir leur cause, et en ce sens, pour moi, Hunger a des résonances contemporaines. La conception du corps comme champ de bataille politique est une notion des plus actuelles. Il s'agit de l'acte de désespoir ultime car le corps humain est la dernière ressource de la contestation. On utilise ce qu'on a à sa disposition, pour le meilleur et pour le pire (...)Au bout du compte, il ne reste plus qu'un homme seul qui vit ses derniers jours dans d'abominables souffrances, alors qu'il pourrait tout abandonner et choisir de vivre. Le geste physique le plus simple prend l'allure d'un parcours insurmontable. Dans Hunger, il n'y a pas de notion simpliste de "héros," de "martyre" ou de "victime." Mon but est de susciter le débat chez les spectateurs et de bousculer nos repères moraux." |
|
L'autre Steve McQueen |
Homonyme du légendaire acteur américain, le réalisateur n'est pas non plus un inconnu, même si Hunger est son premier long métrage. C'est dans l'univers de l'art contemporain que ce Steve McQueen s'est fait un nom. Né à Londres en 1969, il a étudié à Chelsea et New York. Lauréat du Prix Turner en 1999, il a vu ses oeuvres exposées dans les musées le splus prestigieux, du Guggenheim à la Tate Gallery en passant le Centre Pompidou. Un de ses travaux les plus fameux est Queen and coutry, planche de timbres postaux représentant les hommes et femmes tués pendant la guerre d'Irak ainsi que le profil de la Reine d'Angleterre. En 2003, McQueen a été nommé "artiste de guerre offcieil" par l'Imperial War Museum. |
|
Fassbender fait le poids |
Repéré dans deux films d'époque extrêmement différents, le mélo Angel de François Ozon et l'adaptation de comic 300 de Zack Snyder, l'acteur Michael Fassbender, dont la prestation dans Hunger a été très applaudie, a perdu pas moins de 14 kilos pour jouer le rôle de Bobby Sands. Le tournage a été interrompu pendant plusieurs semaines, laissant le temps à l'acteur de perdre du poids. |
|
Qui était Bobby Sands ? |
La mort de Bobby Sands dans sa prison de Maze, le 5 mai 1981, a fortement marqué les esprits. Ce décès est survenu 66 jours après le début de la grève de la faim, moyen choisi par Sands pour protester contre le refus des autorités de donner un statut particulier aux prisonniers politiques de l'IRA. Né en 1954, Sands rejoint les rangs de l'Armée Républicaine Irlandaise en 1972. La même année, il est arrêté une première fois, et emprisonné jusqu'en 1976. Un après sa libération, il est condamné pour possession d'arme à 14 années de prison. C'est en 1976 qu'est supprimé le statut spécial des prisonniers jugés coupables d'action terroriste. Ceux-ci sont désormais considérés comme des détenus de droit commun. Une première grève de la faim est entamée par les prisonniers républicains en octobre 1980, puis interrompue en décembre, lorsque les prisonniers pensent, à tort, avoir obtenu des concessions. Bobby Sands, qui relance la grève de la faim le 1er mars 1981, devient la figure emblématique du mouvement. Plus de 100 000 personnes assisteront à ses funérailles. La mort de Sands sera suivie par celle de 9 autres militants grévistes de la faim. Le 3 octobre, les prisonniers mettent fin à leur action. Peu après, le gouvernement cèdera à leurs revendications (ne pas porter d'uniforme, être dispensé de travail carcéral...) sans leur reconnaître leur statut de prisonnier politique. |
|
|
On n'a pas oublié son nom. Ni sa photo en noir et blanc, toujours la même, que la télévision rediffusait et sur laquelle on voyait son visage souriant. Bobby Sands, symbole des républicains irlandais, s'est éteint le 5 mai 1981 après une grève de la faim de soixante-six jours. Marqué à jamais comme beaucoup d'autres par cet événement, Steve McQueen, connu jusque-là comme l'un des plasticiens britanniques les plus inspirés, revient dessus en réalisant son premier long métrage de cinéma. Ce n'est pas le premier artiste à changer de discipline, mais c'est l'un des rares à réussir un passage aussi impressionnant.
Rappelons brièvement les faits. Fin 1976, pour réclamer le statut de prisonniers politiques, les membres emprisonnés de l'IRA (l'Armée républicaine irlandaise) refusent de porter le moindre vêtement et restent nus, enroulés dans une couverture («blanket protest »). Dans un second temps, ils refusent de se laver (« no wash ») et se soulagent à même le sol. Pour peu qu'on ait oublié le degré d'abjection et de violence atteint dans cette prison de Maze, située en Irlande du Nord, Steve McQueen nous le rappelle sans prendre de gants. Il filme les murs des cellules entièrement recouverts d'excréments, l'urine déversée dans les couloirs, les asticots qui grouillent par terre.
C'est à la fois répugnant et beau comme peuvent l'être certaines allégories de Goya ou du Caravage. Consigner les faits de manière méthodique et les transcender, voilà la force de cette plongée dans le quotidien de la prison, où l'on suit d'abord deux prisonniers, Davey et Gerry, qui font l'effet d'hommes des bois réfugiés dans une grotte. Nul dialogue : Steve McQueen fait confiance à la puissance et de l'image et du son, en fragmentant le récit. Chaque séquence, autonome, est un concentré de tension qui menace de nous exploser au visage.
Filmer de manière viscérale un combat collectif puis individuel, tel est l'enjeu. Les uns frappent et contraignent, les autres endurent et résistent. Résistance : un terme brandi aujourd'hui à tort et à travers, mais qui retrouve son sens premier dans cette célébration du corps en lutte. Le système d'oppression a ses failles. Non seulement la violence des forces britanniques peut se retourner contre elle-même - ce gardien qui a les mains en sang à force de cogner -, mais les prisonniers possèdent eux aussi une arme, à la fois dérisoire et magnifique : le corps et tout ce qu'il permet. Ce qu'il sécrète comme ce qu'il dissimule. Bouche, nez, anus, n'importe quel orifice fait l'affaire pour planquer des messages et les faire circuler.
Les cris ou le silence contre le joug d'une voix - celle qu'on entend un moment, surplombante et inflexible, de Margaret Tchatcher. Steve McQueen aurait pu se contenter de ce combat sans dialogue possible, mais la facilité n'est pas sa tasse de thé. Il va donc consacrer son contraire. Et c'est justement avec Bobby Sands (Michael Fassbender) que le flot de paroles jaillit, dans la seconde partie du film, à travers un long plan-séquence sidérant (de vingt-deux minutes !) où le militant républicain s'entretient avec un prêtre catholique. Ce dernier, fin débatteur, entreprend tout pour le dissuader d'entamer sa grève de la faim. L'affrontement oppose cette fois des hommes du même camp. L'engagement jusqu'au-boutiste de Bobby Sands mène à un abîme de réflexion. Que défend-il à travers son geste ?
Lui-même ou la cause de l'IRA ? Sa vie ou son sacrifice ? La discussion est acharnée. Poignante aussi, car les deux évoquent des souvenirs d'enfance et pressentent l'imminence d'une issue fatale. S'ensuit le long calvaire, au cours duquel Steve McQueen azure le tableau. Le corps bleuâtre et rongé d'escarres de Bobby Sands déteint sur les murs. Dans un silence de glace, le prisonnier devient une étrange créature de sable ou de verre. Ces moments où l'aide-soignant, au regard traduisant toute la compassion du monde, veille à ce que rien ne pèse - pas même un drap ! - sur le corps décharné de Bobby Sands sont bouleversants. Face à cet homme qui réclame la plus grande douceur, la violence est soudain vaincue.
Jacques Morice ( télérama)
POUR MOI ; SÉANCE DEMAIN ...
THE BLUES BROTHERS
(80)
Le film s'articule autour des deux personnages qui lui donnent son titre, les frères Blues, gangsters flegmatiques et sympathiques, reconnaissables à leurs Ray Ban, à leurs costumes et chapeaux noirs, à leurs montres et à la discordance de leur carrure respective. Ils se retrouvent lorsque « Joliet » Jake (incarcéré pour vol a main armée) est libéré de la « Prison Joliet » sous la responsabilité de son frère Elwood. Ils apprennent que l'orphelinat où ils ont été élevés va être rasé, à moins de payer les arriérés de taxes foncières dans les plus brefs délais. Ils ont 11 jours pour ramener l'argent à la mère supérieure, "la pingouine". Les aventures commencent, et dès le début leur conduite insouciante (dans une vieille voiture de police Dodge monaco 1974, affectueusement connue en tant que Bluesmobile), attire l'attention de la police.
Les Blues Brothers passent donc le reste du film à chercher les membres de leur groupe désormais dissous, pour les convaincre de les rejoindre à nouveau. Ils souhaitent remonter sur scène afin de récolter honnêtement la somme de 5 000 Dollars nécessaire à la survie de l'orphelinat. Leur trajet est ponctué de péripéties, où prennent place des numéros musicaux à la fois spontanés et organisés, hommages au Rythm and Blues noir américain. Comédie musicale, le film truffé de scènes d'action, implique de talentueuses légendes qui reprennent des standards de la musique populaire américaine. Le duo se fait de nombreux ennemis, notamment un groupe néo-nazi, un brave tenancier, une fine équipe de chanteurs country racistes et visiblement pro-NRA, la police de Chicago, très vite secondée par celle de tout l'État de l'Illinois, auxquelles s'ajoutent les forces d'interventions spéciales, l'armée et jusque l'ancienne fiancée de Jake, rendue démente par son abandon et qui tente de l'assassiner de nombreuses manières... Il en résulte plusieurs courses poursuites en voiture et une énorme quantité d'accidents (plus de soixante véhicules de police sont détruits et treize Bluesmobiles sont nécessaires pour les scènes de carambolage, ce qui est à ce jour le record du plus grand nombre de véhicules détruits dans un film, parodiant la course poursuite du film French Connection) et de destructions diverses (dont une grande-surface désaffectée, reprenant du service à l'occasion du tournage).
Un film vraiment culte avec le duo John Belushi et Dan Aykroyd, mais aussi des stars de la musique comme James Brown, Ray Charles ou Cab Calloway.
Si le blues avait à porter un visage, ce serait sans aucun doute ceux
de Jake (John Belushi) et Elwood (Dan Aykroyd), mieux connus sous le
nom des Blues Brothers. Toujours vêtus de leurs traditionnels complets
noirs, chapeaux et lunettes fumées Ray-Band, les deux personnages ont
ressuscité ce genre musical, qui se destinait tranquillement à
s'éteindre. James Brown, pourtant surnommé comme étant l'un des rois du
R&B, dit devoir sa seconde carrière à Dan Aykroyd ! Normal,
diraient les frangins Blues, c'est une mission de Dieu.
À peine sorti de prison, Jake et son frère Elwood se lanceront dans une quête divine pour sauver un orphelinat. Pour se faire, ils devront réunir une gigantesque somme d'argent, regrouper leur bande d'antan et bien entendu éviter le déploiement total des forces de l'ordre de l'état de l'Illinois, rien de moins.
C'était il y a 25 ans. John Belushi, fan de musique heavy metal, fit la rencontre de Dan Aykroyd, un grand passionné du blues. Comme Belushi, natif de Chicago, n'avait aucune connaissance de l'univers musical de sa ville natale, Aykroyd se fit une obligation de l'initier. De là est né une profonde amitié entre les deux comédiens. C'est là la genèse du projet. Un peu comme à l'origine des personnages, Blues Brothers n'est qu'une excuse pour les deux comédiens de réaliser leurs fantasmes de mélomanes.
Qui n'aimerait pas être à leur place? Avec des «caméos» comme Aretha Franklin, James Brown, Ray Charles et bien d'autres légendes de la sorte, ce n'est plus qu'un film. Mais un véritable hommage musical auquel nous sommes invités! Chaque musicien s'y est investi au maximum de ses capacités pour y apporter sa touche magique. La trame sonore en elle même atteint la perfection. Curieusement, même Belushi et Aykroyd démontrent aussi leur versatilité en danse et en chant. Les deux acteurs ont une présence incroyable à l'écran. Sans aucune surprise, c'est Belushi qui domine le duo. L'acteur était vraiment doué d'un génie du sens de la comédie tel qu'on le retrouve chez Bill Murray. Mais de chez Belushi émanait une démence sympathique, une énergie particulière. Sa chimie avec Aykroyd était incroyable, l'un incarnait le straight man et l'autre le bouffon. C'était une paire idéale.
Si Belushi y trouve son meilleur personnage avec Bluto d'Animal House, ce n'est pas par pur hasard, car ces deux films sont signés de la même griffe, celle de John Landis. Semblant miser sur une ambiance de franche déconnade, le réalisateur a crée une oeuvre culte. La caricature qu'il trace de Chicago est touchante, car la ville telle qu'elle est représentée n'existe plus. La chanson Sweet Home Chicago prend alors un tout autre sens. Landis a aussi laissé libre cours à ses rêves les plus fous, se payant des poursuites et des cascades comme le cinéma n'en voit plus. Jamais vous n'aurez vu d'accidents et de poursuites si monumentales, c'est garanti. C'est un plaisir enfantin que l'on retrouve à voir Jake et Elwood échapper à tout dangers dans leur quête divine, tel un véritable dessin animé.
Bref, comme un bon vieux morceau de blues, le film de John Landis ne vieillit jamais et prend une certaine sagesse avec l'age. Les deux décennies qui se sont écoulées ne nous auront prouvé que Blues Brothers n'a pas perdu son culte de l'époque, Oubliez la modernisation en 98, en soit une atrocité par sa bête reprise, scène par scène de l'original. Si vous n'avez vu que Blues Brothers 2000, mais que la version originale vous est totalement inconnue, alors vous n'avez jamais vu The Blues Brothers. C'est un classique du cinéma américain, qui trouve au même rang que les Animal House et Ghostbusters (inventé par Dan Aykroyd), ayant marqué la culture populaire à jamais et qui crée encore de nombreux adepte du genre musical de Chicago par son énergie débordante et surtout, avouez le, par le simple look des frères Blues
.Frédéric Rochefort-Allie
Là encore je ne saurais que vous inviter à le voir ou le revoir : excellents moments garantis !
" Muse ! Conte moi l'aventure de l'homme aux milles tours qui pendant des années erra ..."
Dans le Mississippi profond, pendant la Grande Dépression, trois prisonniers enchaînés s'évadent du bagne : Ulysses Everett Mc Gill (George Clooney), le gentil et simple Delmar (Tim Blake Nelson) et l'éternel râleur Pete (John Turturro). Ils tentent l'aventure de leur vie pour retrouver leur liberté et leur maison. N'ayant rien à perdre et unis par leurs chaînes, ils entreprennent un voyage semé d'embûches et riche en personnages hauts en couleur.
Mais ils devront redoubler d'inventivité pour échapper au mystérieux et rusé shérif Cooley lancé à leur poursuite pour les ramener au camp de travail.
Des aventures palpitantes, de l'humour et de l'émotion, O'BROTHER est une version moderne et originale de "L'Odyssée"
.Le célèbre poème épique d'Homère a été transposé dans le Mississippi des années 30, et enrichi de trouvailles propres aux Coen. "C'est une adaptation très libre de "L'Odyssée", précise Ethan Coen. Nous l'avons situé dans le Sud des Etats-Unis, le "Deep South", car les choix musicaux que nous avions en tête suggéraient que le film se déroule là ; de même que l'idée de faire des personnages des évadés d'un pénitencier." "Ces deux choses sont venues en même temps, poursuit Joel. Elles ont fusionné autour de l'idée de faire une adaptation relativement contemporaine de "L'Odyssée", située dans le Sud, sur fond de musique "bluegrass" ...
En savoir plus ...site...
Scan-Séquences "...Le blues est immédiatement présent, lourd, élégiaque et sonne comme un cri affecté donnant le « la » au film qui va suivre. Sous le ciel bleu et ce soleil de plomb qui réduisent ces bagnards à de simples ombres, la souffrance est bien présente... Mais elle ne se pleure pas, elle se chante. ..."
C'est le flamenco qu'Agnès Jaoui, mélomane éclectique, a choisi pour poser sa voix. Elle signe un premier album passionné
Flamenco, boléro, mérengué, fado... Dans son premier album, Canta, la comédienne-réalisatrice du Goût des autres interprète des standards latinos, les bras ouverts, écorchée, charnelle. C'est un disque de passions sanguines, à la fureur languide, où le feu couve sous la braise. Agnès Jaoui prend donc la chanson par surprise, même si elle avait semé des indices dans ses films. Dans Comme une image, elle incarne un professeur de chant lyrique, art qu'elle pratique depuis l'adolescence, et, dans Le Rôle de sa vie, celui d'une actrice susurrant Lo Dudo, la chanson de La Loi du désir, d'Almodovar, l'un de ses DVD de chevet... «J'aime la voix dans tous ses aspects», dit-elle en déboulant d'un travail vocal sur la Passion selon saint Matthieu. J'adore tous les types de musique, jazz, variété française, folklore, rap, avec, malgré tout, une prédilection pour le flamenco», explique la coscénariste d'On connaît la chanson.
Chanter en espagnol a fait sauter en elle les verrous de la pudeur: «Le sens vient après l'interprétation. Cela me permet de me poser moins de questions, d'avoir une plénitude vocale totale. C'est vrai, les rôles que je m'écris ne sont pas dans ce registre du lyrisme, du flamboyant. Et le prochain sera dans la lignée des anciens. Mais je suis actrice, donc au moins double, voire multiple. La culture française me plaît autant que la chaleur de l'épicier du coin.» Dans Canta, elle multiplie aussi les duos avec Misia, chanteuse de fado, Maria Bethania, prêtresse de la bossa-nova, ou Elbicho, groupe de flamenco.
Jaoui la cérébrale a failli être chanteuse classique: «J'ai été acceptée à l'école de théâtre de Chéreau et cela a été déterminant. Et puis le chant classique était difficile, et la discipline de vie aussi. J'aime bien faire la fête.» Elle est prête à monter sur les tables ou, en tout cas, à improviser des bœufs, ce qu'elle fait, d'ailleurs, dans des bars de Belleville. Le flamenco lui va comme une robe de Gitane, car la nuit, la fumée, les tocades de guitare, la joie de chanter en groupe, c'est sa vie.
Gilles Médioni Parlez-moi de la pluie ...vidéos bandes annonce
